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Zone CEMAC : revue de douze projets intégrateurs prioritaires de deuxième génération

L’intégration physique des pays de la  sous-région a été l’un des sujets phares ayant dominé la 15è conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) le 17 mars 2023 au Cameroun. Cette intégration qui priorise la libre circulation des personnes et des bien s’inscrit en droite ligne de l’implémentation du Programme économique régional (Pref-CEMAC) de deuxième génération qui s’articule autour d’un portefeuille de douze projets intégrateurs prioritaires.

Les 12 projets identifiés sur les 126 examinés contenus dans la deuxième phase du Programme économique régional (PER) devraient d’après des sources nécessiter un investissement global de 1700 milliards de FCFA (2,7 milliards de dollars). Au terme de leur réalisation à l’horizon 2028, ceux-ci devraient booster les échanges économiques et commerciaux intra-régionaux pour les porter autour de 10%, contre 3% actuellement. Une option défendue par le chef de l’Etat camerounais Paul Biya lors des récentes assises des dirigeants de la CEMAC d’autant que « le bien-être de nos peuples frères passe aussi par une intégration harmonieuse de nos économies nationales à travers la réalisation de nos projets structurants et intégrateurs ».

Il s’agit de l’aménagement de la deuxième phase du corridor Pointe Noire-Brazzaville-Ouesso-Bangui-N’Djamena devant relier le Congo-la Ceantrafrique et le Tchad; l’aménagement et bitumage de la route Kélo-Pala-Léré pour relier le Tchad au Cameroun ; l’aménagement et bitumage de la route Kougouleu-Medouneu entre le Gabon et la Guinée équatoriale ; la construction du prolongement du chemin de fer entre Ngaoundéré et N’Djamena entre le Cameroun et le Tchad ; la construction du tronçon Ndende-Dolisie entre le Gabon et le Congo; la construction des voies d’accès routier au pont route-rail sur le fleuve Congo pour faire la jonction entre le Congo  et la RDC; les aménagements fluviaux et portuaires sur le fleuve Congo et ses affluents; la connexion électrique Grand Poubara et Imboulou pour relier le Gabon au Congo; l’interconnexion électrique Bertoua-Boali entre le Cameroun et la Centrafrique; la construction d’un port sec à Ebibeyin dans la zone des trois frontières Cameroun-Gabon-Guinée équatoriale ; la construction du port sec de Ngueli entre le Tchad et le Cameroun et l’appui au développement intégré de la filière bois dans le bassin du Congo.

Les douze nouveaux programmes intégrateurs ont été approuvés par les chefs d’Etat alors que les onze premiers projets intégrateurs lancés il y a cinq ans connaissent un taux de réalisation de 70%. L’on se souvient qu’en vue de permettre leur faisabilité, la CEMAC a organisé en novembre 2020 à Paris (France), une table-ronde des bailleurs de fonds où plus de 2492 milliards de FCFA (4 milliard de dollars) avaient été mobilisés sur 2205 milliards de FCFA sollicités (3,5 milliards de dollars). Cet engouement des investisseurs d’après des observateurs traduit à la fois la bonne maturation des projets ainsi que leur fiabilité et leur faisabilité.

Une manière de dire que la « signature » de la CEMAC reste « crédible », et qu’au-delà de l’environnement international difficile, les pays de la sous-région ont la possibilité de mobiliser des financements nécessaires pour la réalisation des douze projets intégrateurs de deuxième génération.

                                               Avec Financial Afrik

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