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Business : 50 % d’entreprises ont enregistré la baisse du chiffre d’affaires

Les crises multiformes qui secouent la planète adossées aux causes endogènes impactent négativement l’économie camerounaise notamment les entreprises qui font face à une dégradation inquiétante de leur trésorerie. Bien qu’à des degrés différents, 50% d’entreprises ont enregistré une baisse de chiffre d’affaires au terme du troisième trimestre de l’année constate le Groupement interpatronal du Cameroun (GICAM).

Compte tenu de la domination des importations sur les exportations, la rareté accrue des matières premières, le rallongement des délais, des difficultés d’accès aux devises et l’allongement des délais de certificat de conformité ont plombé l’activité. Au-delà des facteurs défavorables de l’économie mondiale, des causes endogènes liées notamment au déficit infrastructurel entre autres, l’énergie, le réseau routier, la concurrence déloyale, la contrebande, les tracasseries fiscalo-douanières, les délais de recouvrement ont impacté sur l’outil de production.

L’enquête couvre 200 entreprises a globalement constaté une baisse de trésorerie pour 41,5% d’entreprises. Ainsi, des difficultés d’approvisionnement ont entrainé des surcoûts de production pour 56,3% d’entreprises, tandis que le chiffre d’affaires a connu une forte décote, passant de 6,5 points au premier trimestre à 3,2 points au troisième trimestre. Les secteurs financiers et du transport demeurent les plus résilients avec respectivement 66,7% et 55%, ce qui contraste avec les secteurs les plus touchés notamment les industries de boisson -80, l’agroalimentaire -63,2, les oléagineux -67 et la minoterie -60.

Par ailleurs, la demande étant le principal moteur de l’activité le GICAM propose de lever les contraintes internes à l’approvisionnement, de revoir les politiques d’administration des prix pour intégrer la hausse des coûts d’approvisionnement et une amélioration du pouvoir d’achat nécessaire, ce qui permettra de relancer la consommation et consolider la croissance.

De toute évidence, cette conjoncture difficile est de nature à renforcer le déficit de la balance commerciale qui s’est accru de 7,5% en valeur absolue en 2021 pour se situer à 1478 milliards de FCFA (2,3 milliards de dollars), soit une hausse en valeur absolue de 103  milliards de FCFA (165 millions de dollars) renseigne l’Institut national de la statistique (INS).

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