Entreprise et Marché

Cacao: l’appui de la Banque mondiale pour booster la production

La production cacaoyère observe une tendance haussière au cours des dix dernières années ne permet pas encore d’atteindre l’objectif escompté, celui de produire 600 000 tonnes de cacao par an depuis 2020. En dépit des efforts enregistrés à travers l’introduction des nouveaux plants et la mise en disponibilité des intrants et des semences agricoles à travers la Société de développement de cacao (Sodecao), la situation reste mitigée, puisque la production nationale tourne actuellement autour de 300 000 tonnes.

Dans un rapport intitulé « Créer des marchés au Cameroun », la Banque mondiale (BM) prescrit des alliances entre exportateurs et petits exploitants pour franchir la barre de 600 000 tonnes de cacao. En effet, « la présence de grands acteurs dans la transformation et le commerce pourrait contribuer à renforcer la production en amont, notamment par des alliances avec les petits exploitants et les producteurs de taille moyenne ». Selon Bretton Woods, l’un des obstacles à l’atteinte de cet objectif découle du fait que « les taxes sur les exportations qui ne sont pas en cohérence avec les incitations à l’investissement ». Une décision des autorités camerounaise dans ce sens est de nature à stimuler la production.

D’après le Fonds de développement des filières café et cacao (FODECC), la décision des pouvoirs publics de mettre dès cette année 50 milliards de FCFA pendant cinq ans à la disposition des producteurs du cacao et du café devrait doper la production d’autant que le kg de cacao pourrait passer d’une moyenne de 1000 FCFA à 1600 FCFA.

Au cours de la dernière décennie, le secteur du cacao a enregistré d’importants investissements triplant la capacité de transformation du pays pour la situer autour de 30%, l’objectif étant d’atteindre 50% de transformation locale à l’horizon 2030. Au terme de la saison cacaoyère 2021-2022, les exportations de cacao ont généré 288 milliards de FCFA (440 millions de dollars) permettant au Cameroun d’engranger 13% de ses recettes d’exportation, soit le deuxième produit de rente derrière le pétrole selon l’Institut national de la statistique (INS).

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