Banques

Banque des PME : le DG dément le retrait de son agrément par la COBAC

Le Directeur général de la Banque camerounaise des Petites et moyennes entreprises (BC-PME) est toujours en poste et continue d’assurer la gestion de cette entreprise publique. C’est ce qu’il convient de retenir de la réaction d’Agnès Ndoumbé Mandeng suite aux informations relayées par la presse faisant état du « retrait de son agrément » par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC).

Son intervention s’appuie sur les textes en vigueur régissant cette activité. Ainsi, « selon la réglementation bancaire, lorsque la COBAC sollicite le retrait d’agrément d’un dirigeant, la COBAC saisit l’Autorité monétaire à qui elle communique le motif de retrait et, le cas échéant, la copie du dossier y relatif », a-t-elle précisé. Autrement dit, « la COBAC doit informer la banque concernée de cette initiative par tout moyen laissant trace écrite de sa réception selon l’article 23 de la convention portant harmonisation de la réglementation bancaire dans les Etats de l’Afrique centrale. Aucune de ces diligences n’a été effectuée par la COBAC », a-t-elle insisté.   

Toutes choses qui laissent croire qu’à date, le gouvernail de la BC-PME est toujours assuré par Agnès Ndoumbé Mandeng, ce que certains experts semblent corroborer, puisque « les décisions portant retrait d’agrément doivent être motivées et notifiées à l’intéressé et publiées au Journal officiel de l’Etat concerné ».   D’après des informations, au cours des derniers travaux en juillet dernier à Douala, le régulateur de secteur bancaire en Afrique centrale a pris des sanctions à l’encontre des dirigeants et des structures bancaires qui n’ont pas encore été rendues publiques.

Toujours est-il qu’après une dizaine d’années de fonctionnement, la BC-PME dont l’un des objectifs est d’assurer le financement des PME n’arrive pas véritablement à remplir ses missions. D’où des propositions visant à l’adapter à un mode de fonctionnement des banques commerciales pour plus d’efficacité.  Doté d’un capital social de 10 milliards de FCFA, le projet de sa recapitalisation pour porter son capital à 20 milliards de FCFA n’a pas prospéré.

Faut-il le préciser, dans le cadre des réformes économiques et financières du programme triennal 2017-2019, le Fonds monétaire international (FMI) a signifié au gouvernement camerounais un accord précisant que « le plan d’affaires de la Banque des PME sera remis à jour. En particulier, nous étudierons la possibilité de favoriser l’octroi de garanties ou de lignes de financement à des banques commerciales, plutôt que l’octroi de prêts directs », signifiait le FMI en 2018.

Une restructuration devant permettre à la BCPME d’octroyer des crédits à long terme, un dispositif plus adapté à l’investissement pour les PME qui, non seulement se plaignent du manque de financement pour assurer leur croissance, mais estiment également que pour le cas spécifique de la BCPME, son fonctionnement est en déphasage avec le modèle de développement économique des entreprises.

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