Politique

Cameroun-Gabon : Oligui Nguema à Yaoundé

Enfin, Oligui Nguema à Yaoundé pourrait-on dire. Tant l’accouchement de cette visite du président de la transition gabonaise au Cameroun était attendue. Et pour cause, l’homme qui a pris le pouvoir le 30 août 2023 après avoir renversé le président Ali Bongo Ondimba, a réussi en peu de temps, à faire le tour de certains pays, notamment ceux de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) se heurtait jusque-là à « l’hospitalité » légendaire du Cameroun.

Et pour cause, le chef de l’Etat camerounais reconnu pour son aversion à la prise du pouvoir à travers des méthodes « antidémocratiques », ne se sentait pas véritablement pressé pour dérouler le tapis rouge au nouvel homme fort de Libreville. Depuis ce 06 décembre 2023, c’est chose faite, puisqu’à « l’invitation de Son Excellence Monsieur Paul Biya, Président de la République du Cameroun, Son Excellence le Général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la Transition, Président de la République Gabonaise, effectuera une visite officielle au Cameroun le mercredi 06 décembre 2023 », précise un communiqué du Ministre Directeur du cabinet civil à la présidence, Samuel Mvondo Ayolo.

Outre l’audience au palais de l’Unité entre les deux dirigeants, l’un des temps forts de cette visite de travail est la rencontre entre le président Oligui Nguema et la communauté gabonaise. Le Cameroun et le Gabon sont deux pays voisins, membres des deux grands ensembles sous régionaux, à savoir : la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC).

Faut-il le préciser, les deux pays sont confrontés aux mêmes exigences de développement économique et social, ainsi qu’à des défis sécuritaires comparables, que ce soit le long de la frontière commune ou dans le golfe de Guinée. Ils doivent donc entretenir des concertations régulières pour préserver la paix et la stabilité dans la sous-région, et œuvrer pour la mise en place d’une zone de coprospérité à travers le renforcement de l’intégration sous régionale.

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