Culture et Société

Education : 174 milliards de FCFA mobilisés pour un enseignement de qualité

Le secteur de l’éducation nationale fait l’objet des mouvements sociaux récurrents des enseignants, ce qui perturbe souvent la formation des apprenants. Diverses grèves des personnels enseignants réclamant les meilleures conditions de travail et de vie ont régulièrement débouché sur la perturbation des cours à travers le pays.

Après avoir débloqué 72 milliards de FCFA en 2023 pour des charges y afférentes, « la sérénité n’y est en effet pas complètement revenue », a reconnu le chef de l’Etat Paul Biya le 31 décembre dernier dans son message à la Nation à l’occasion de la fin d’année 2023 et du nouvel An 2024.

« Pourtant, des efforts méritoires ont, de l’avis même des concernés, été consentis par le Gouvernement à cet égard », a insisté Paul Biya, qui a annoncé dans la foulée, « une provision complémentaire de 102 milliards de francs CFA a également été constituée dans le budget de l’Etat, au titre de l’exercice 2024, afin d’apurer les dépenses résiduelles ». Le déblocage des fonds pour cette seconde phase fera un total de 174 milliards de FCFA. Dans ce contexte, « il sera dès lors difficilement admissible que l’éducation de nos enfants continue d’être prise en otage par une frange d’enseignants, dont les motivations réelles semblent s’écarter des objectifs affichés », a précisé le chef de l’Etat.

Aussi, pour éviter une formation au rabais de la jeunesse, fer de lance de la Nation, le président de la République s’est montré sans équivoque. « Je voudrais être clair à cet égard. Autant je suis soucieux de voir les enseignants bénéficier des conditions appropriées pour l’exercice de leur noble métier, autant je suis intransigeant pour le respect du droit à l’éducation de notre jeunesse. Des mesures fermes vont à cet égard être prises pour veiller à ce que nos enfants ne se retrouvent pas victimes d’une éducation au rabais », a-t-il insisté.

Au regard de la sensibilité et de l’importance que revêt l’éducation des enfants, le chef de l’Etat s’est montré favorable à la négociation, puisqu’un « dialogue constructif se poursuivra par ailleurs avec les syndicats reconnus, pour progresser sereinement vers la prise en compte des aspirations et des préoccupations des enseignants ».

Ces dernières années, le Collectif des enseignants du Cameroun (CECA) rassemblé au sein du mouvement On a trop supporté (OTS) a régulièrement dénoncé les mauvaises conditions de travail, multipliant des appels à la grève et au débrayage. Une pression qui a souvent amené le Gouvernement à négocier pour éviter la paralysie de l’école. De qui espérer que l’annonce présidentielle sera traduite en acte pour éviter des mouvements d’humeur dont l’une des conséquences directes est la formation au rabais des élèves.

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