Banques

CEMAC : Hausse des principaux indicateurs bancaires

Le secteur bancaire est resté sur un trend évolutif pour la plupart des 52 banques en activité dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Selon un tableau descriptif de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC), les principaux indicateurs sont positifs, avec un accroissement des ressources par rapport à l’exercice précédent.

A fin 2022, le système bancaire de la CEMAC compte 52 banques dont 16 au Cameroun, 4 en République Centrafricaine, 10 au Congo, 7 au Gabon, 5 en Guinée Equatoriale et 10 au Tchad renseigne que le total agrégé des bilans des banques s’est accru de 9,2 %, passant de 18 179,7 milliards FCFA à 19 846,8 milliards FCFA entre 2021 et 2022. Pendant la période de référence, les dépôts de la clientèle se sont élevés à 14,7 milliards de FCFA contre 12,7 milliards de FCFA, soit une hausse de de 15,6%, les crédits bruts à 10,4 milliards de FCFA contre 9,9 milliards de FCFA, en augmentation de 5,4%, l’excédent de trésorerie s’est élevé à 6,7 milliards de FCFA contre 4,8 milliards de FCFA. Par ailleurs, le Produit Net Bancaire (PNB) agrégé des banques de la sous-région s’est accru de 14,3 % pour atteindre 1245,9 milliards FCFA.

Toutefois, bien que positif, « le résultat net des banques de la CEMAC a reculé de 6,2 %, à 188,8 milliards FCFA, en raison de la baisse du résultat exceptionnel et de l’augmentation de l’impôt sur le résultat » souligne la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) dans sa revue de Stabilité financière en Afrique centrale en 2022 publiée le 08 janvier 2024. Comme on peut le constater, le comportement des banques est conforme à la réglementation édictée par le régulateur. C’est également le cas avec les normes prudentielles où il ressort que le plus grand nombre de banques ont été en conformité notamment au sujet du ratio des capitaux propres, le rapport de liquidité et la limite globale de la norme de division des risques. Cependant des efforts restent à faire concernant les normes moins respectées à la limite individuelle de division des risques, c’est-à-dire, le ratio de fonds propres de base, la représentation du capital minimum, la couverture des risques et la couverture des immobilisations.

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