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CEMAC : La BEAC table sur une hausse de la croissance

CEMAC : La BEAC table sur une hausse de la croissance

Les perspectives économiques seraient favorables pour les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) qui essaient tant bien que mal à se départir d’un environnement économique difficile. Réunie le 25 mars 2024 à Yaoundé pour sa première session annuelle en présence de son président Yvon Sana Bangui, nommé gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) le 9 février dernier par la Conférence des chefs d’Etat de la CEMAC, le Comité de Politique Monétaire (CPM) confirme cette embellie en dépit des soubresauts d’un environnement international difficile qui impacte sur les économies de la sous-région.

Après avoir fait le tour d’horizon des tendances macroéconomiques, il ressort que les perspectives économiques, monétaires et financières seraient marquées par une croissance économique de 3,6% en 2024 contre 2,7% en en 2023. Une croissance soutenue principalement par des activités non pétrolières qui se situent à 4,1% contre 3,1% lors du précédent exercice. Malgré les tensions inflationnistes qui restent persistantes autour de 5,5%, donc, supérieur à 3%, le seuil toléré en zone CEMAC et un léger repli des réserves de changes de 2,7%, l’on note une augmentation de la masse monétaire de 12,6% contre 9,1% en 2023, tandis que la dynamique des opérations sur le marché des valeurs du trésor reste sur une courbe évolutive.  

« Ainsi, au regard des évolutions économiques et financières marquées au niveau international par de fortes incertitudes, et au niveau sous-régional par des réalisations macro-économiques plutôt favorables, une position extérieure confortable, et une inflation globale encore élevée malgré une inflation sous-jacente sur une tendance baissière depuis février 2023, le Comité de Politique Monétaire a décidé de maintenir inchangé les taux d’intérêt des appels d’offres à 5,00%, le taux de la facilité de prêt marginal à 6,75%, et le taux de la facilité de dépôt à 0,00% ».

Par ailleurs, les coefficients des réserves obligatoires restent à 7,00% sur les exigibilités à vue et 4,50% sur les exigibilités à terme », note le CPM.

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