Sports

XIIIème Jeux Africains : Cameroun, une prestation médiocre

Une piètre 17è place au classement général des jeux. Le Cameroun ne s’était plus jamais retrouvé dans une telle abîme depuis deux décennies.

Exit la 13è édition des Jeux Africains. Le clap de fin est intervenu le 23 mars 2024 à Accra, au Ghana, après deux semaine de compétition. L’une des principales leçons à retenir au terme de ces jeux, c’est la piètre prestation du Cameroun, médiocre 17è au classement général. Pour la première fois depuis 20 ans, le Cameroun ne fait pas partie du top 10 des pays avec le plus de médailles.

Une prestation au rabais qui traduit la descente aux enfers de l’ensemble du mouvement sportif camerounais, davantage englué dans les querelles de personnes, les guerres de leadership de la plupart de ces dirigeants. Presque toutes les fédérations sportives sont en crise. Bicéphalisme par-ci, procès par-là, complots plus loin, au point que le sport se pratique plus dans les tribunaux et dans la gadoue que sur l’aire de jeu. Plusieurs fédérations n’organisent plus de championnats depuis des lustres. Aucune disposition n’est prise aussi bien au sein des fédérations sportives, au Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC) ou au Ministère des Sports et de l’Education physique (MINSEP) pour reproduire des champions de la trempe de Joseph Bessala, Martin Ndongo Ebanga, Françoise Mbango Etonè et certains de leurs compatriotes qui ont fait flotter sur le toit du monde le Vert, Rouge, Jaune (VRJ) national.

Dans ce contexte, que peuvent faire des athlètes généralement abandonnés à eux-mêmes. Même les quelques médailles remportées dont trois en or le sont davantage grâce à la performance des sportifs eux-mêmes déterminés à sauver leur honneur et par ricochet celui de leur pays. D’où des félicitations et encouragements à Emmanuel Eseme et les autres qui ont cherché dans leurs tripes pour éviter une déculottée générale au Cameroun. De manière générale, si l’on s’en tient à l’encadrement tatillon et à la préparation chaotique qui ont précédé ces jeux, le Cameroun serait rentré avec zéro médaille. La situation est plus lamentable dans les sports collectifs. Pour l’une des rares fois, la Team Cameroun n’était composée d’une sélection nationale. Comme souvent, le pays doit ses rares médailles au sport individuel, notamment l’athlétisme qui se positionne une fois de plus comme le pourvoyeur des médailles, sans oublier l’haltérophilie et les autres sports de combat.

Y a-t-il meilleur pour que les gouvernants prennent la mesure de la décrépitude du mouvement sportif national dans son ensemble ? Disons-le clairement, il faut donner un coup de pied à la fourmilière. Combien de temps le pays va continuer à subir ces humiliations du fait la cupidité de certains individus qui entendent emprisonner le sport camerounais pour des intérêts égoïstes et partisans ? Notre démarche n’est nullement de dire que le Cameroun doit toujours gagner, bien ce soit notre souhait. Mais nous attirons l’attention des dirigeants pour ce désordre qui s’est emparé du mouvement sportif national et qui en l’absence d’une réaction appropriée va finir par le conduire directement au tombeau. La récréation n’a que trop duré, il faut remettre de l’ordre dans les rangs.

En dehors de la piètre prestation du Cameroun, dans le classement général des médailles, le podium est composé de l’Egypte, en tête, suivie du Nigeria et de l’Afrique du Sud. Voici dans son intégralité, le classement final.

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