Economie et Finance

Marché financier : Des entreprises publiques bientôt cotées en bourse

Un atelier dans ce sens a été organisé avec la participation du Ministère des Finances et de l’Agence française de développement.  

Le compartiment des actions de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) pourrait accueillir d’ici la fin de l’année, quatre nouvelles sociétés dont la particularité est qu’elles sont toutes les entreprises publiques. Une arrivée devant matérialiser la décision des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) qui enjoint aux entreprises publiques de rejoindre le marché financier sous-régional en vue de mobiliser des financements pour leurs acticités.

Initiée par l’Agence française de développement (AFD), cet atelier marqué par la participation du Ministère des Finances, avait pour objectif de sensibiliser les entreprises concernées sur les préalables nécessaires pour leur entrée en bourse. Il s’agit du Port autonome de Douala (PAD), les Aéroports du Cameroun (ADC), la Société de développement du coton (SODECOTON) et la Cameroon Hotels Corporation (CHC).

Dans un environnement international difficile dont l’impact est réel sur l’économie locale, elle-même confrontée à des difficultés endogènes, l’introduction en bourse qui consiste à mettre une partie du capital social d’une société à la disposition du public, en l’occurrence des investisseurs privés ou institutionnels comporte un certain nombre d’avantages, entre autres, la possibilité de lever des fonds pour doper ses activités, d’autant que le recours au marché des capitaux participe généralement à renforcer la notoriété, la crédibilité, l’attractivité et la compétitivité des entreprises.

Vue sous cet angle, le Ministre des Finances (MINFI), Louis Paul Motaze, a souligné que « c’est une opportunité non seulement pour l’Etat, mais également pour les entreprises qui devraient disposer de financements longs et indispensables pour le renforcement de leur performance économique et financière, la promotion de la gouvernance économique ainsi que pour la modernisation de leurs infrastructures ».  Une position partagée par l’AFD selon sa directrice pour le Cameroun Virginie Dago déjà partenaire de trois des quatre entreprises : « notre intérêt est que cette introduction en bourse s’accompagne de la plus grande transparence, d’une réorganisation, d’un effort sur la gouvernance qui est dans notre intérêt en tant que partenaire. Ça fait partie de notre mandat et dans notre relation avec ces entreprises ».  

Vivement que d’autres entreprises notamment publiques suivent cet exemple dans l’optique d’améliorer leur gouvernance et de dynamiser en même temps le marché financier régional.

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