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Compétitivité des économies africaines : Afreximbank joue sa partition

La place de l’Afrique dans les échanges intra-africains et dans l’économie mondiale a été largement débattue du 12 au 14 juin 2024 à Nassau, capitales des Bahamas dans les Caraïbes, à l’occasion des 31 èmes Assemblées annuelles d’Afreximbank et du forum Afrique-Caraïbes sur le commerce et l’investissement sur la thématique centrale « Notre destin : la prospérité économique sur la plateforme de l’Afrique globale ». Parmi les participants, des gouvernements, des décideurs politiques, des organisations non gouvernementales, des petites et moyennes entreprises, des responsables d’institutions de développement, des universitaires et des grandes entreprises pour « partager leurs points de vue sur les questions d’actualités auxquelles sont confrontés les peuples africains et suggérer des moyens de favoriser le progrès socio-économique commun dans le monde fracturé d’aujourd’hui ».

Autrement dit, « il s’agit d’un évènement historique, car c’est la première fois que les actionnaires d’Afreximbank se réunissent dans les Caraïbes dans le cadre des Assemblées annuelles d’Afreximbank. Notre présence ici témoigne de notre engagement à promouvoir une prospérité partagée entre l’Afrique, les Caraïbes et la diaspora africaine au sens large. Le thème de ces Assemblées annuelles : « Notre destin : la prospérité économique sur la plateforme de l’Afrique globale » rappelle avec force les défis auxquels nous sommes confrontés dans un ordre économique mondial marqué par la démondialisation et la rupture des chaînes de valeur qui favorisent la croissance. Il souligne l’importance de l’unité et de la collaboration alors que nous œuvrons à construire un avenir prospère pour les africains », confie Benedict Oramah, Président d’Afreximbank.

Des assises qui interviennent dans un contexte où le rapport d’Afreximbank sur « une Afrique résiliente : assurer la croissance dans un monde en ébullition » présente les grandes lignes de l’économie du continent en ouvrant des fenêtres sur des perspectives dans un environnement international fluctuant et incertain. D’après ledit rapport, les économies africaines affichent une croissance moyenne de 3,8% en 2024 pour se situer à 4% en 2025. Ces projections sont légèrement supérieures à la croissance mondiale attendue de 3,2% en 2024.

Si le commerce intra-africain a augmenté de 3,2% au cours ces dernières années pour se situer autour de 17%, l’Afrique avec 1,5 milliard d’habitants c’est-à-dire 17% de la population mondiale, ne représente que 4% du Produit intérieur brut (PIB) mondial et à peine 2% de la production manufacturière mondiale, tandis que la part de l’Afrique dans le commerce mondial s’élève à 3%. « Cette performance reflète la résilience de l’économie africaine et l’impact potentiel du marché de la Zone de libre-échange continentale africaine pour le continent en tant qu’outil de protection contre les chocs mondiaux », souligne la banque. Surtout qu’il faut tenir compte du contexte géopolitique et géostratégique puisque les économies africaines sont confrontées à plusieurs risques entre autres, l’augmentation des niveaux de la dette souveraine et les risques de soutenabilité associés, l’exposition excessive aux chocs négatifs des termes de l’échange, l’escalade des tensions géopolitiques, les défis environnementaux.

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