Culture et Société

Médias : Cameroon-Tribune fête ses 50 ans

C’est un événement particulier pour la presse camerounaise en général, et plus précisément pour la presse écrite qui célèbre depuis le 1er juillet 2024, le cinquantième anniversaire du « quotidien gouvernemental bilingue » Cameroon-Tribune. Au-delà de la spécificité de sa ligne éditoriale qui est d’accompagner et de promouvoir l’action du gouvernementale, ce sont 50 ans d’existence d’un parcours exceptionnel pour accompagner ses lecteurs dans la diffusion de l’information dans divers secteurs de la vie. Actualité politique, économique, sociale, culturelle, environnementale, sportive, internationale.

Le lancement des activités marquant le jubilé d’or de Cameroon-Tribune ont démarré avec les Journées portes ouvertes sur l’esplanade du siège de la Société de Presse et d’Editions du Cameroun (SOPECAM) à Yaoundé. En présence du Ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi et d’un parterre d’invités, il s’agit pour le quotidien public de faire le bilan de ses cinquante ans d’existence, et surtout d’amorcer la seconde phase de son existence dans un environnement difficile pour la presse, notamment la presse écrite, qui doit se réinventer pour faire face aux mutations de toutes sortes, avec en prime les médias sociaux qui sont dans l’ère du temps.

Dans son mot de bienvenue, le Directeur général de la SOPECAM, Marie-Claire Nnana a exprimé sa « déférente gratitude à l’endroit du chef de l’Etat, dont la très haute bienveillance a permis de continuer. Tout en gardant une certaine liberté de ton, pour une presse libre et professionnelle. La liberté de dire dont a joui notre journal ». En tout état de cause, indépendamment des mutations relevées en sus, la place de la presse écrite reste incontournable. La juvénisation et la professionnalisation des effectifs, la naissance de plusieurs supports, entre autres, Nyanga, Week-end Tribune, Cameroon business to day et autres démontre déjà la volonté pour Cameroon-Tribune de se réinventer tout en gardant son originalité à travers le produit phare, le quotidien bilingue.

Le passé parfois difficile, avec des compressions du personnel dans les années 1990 où le journal se réduisait à quelques feuillets fait également partie de ces 50 ans d’existence qui sont loin d’être un long fleuve tranquille. Au-delà des subventions de l’Etat et d’un avantage comparatif sur le marché publicitaire, le journal doit chercher d’autres sources de revenus pour faire face aux défis de fonctionnement. De quoi rendre hommage au personnel qui a gardé la lampe allumée, puisque les anciens ont su passer le flambeau aux jeunes. Et pour le Directeur général de SOPECAM et Directeur de publication de Cameroon-Tribune, car « cinq décennies, plus de deux générations d’hommes et de femmes qui se sont succédés pour maintenir ce projet éditorial avec ferveur et détermination », a insisté Marie Claire Nnana.

S’il est vrai que globalement Cameroon-Tribune est resté une porte-voix du Gouvernement, il faut également apprécier des efforts dans le sens de la diversification des informations.  

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