Entreprises et Marchés

Conjoncture : l’import-substitution pour relancer la production locale

La relance de l’économie nationale passe par l’accroissement des exportations et la réduction des importations constitue le fil d’Ariane des politiques budgétaires au Cameroun au cours des prochaines années. L’import-substitution puisqu’il s’agit de lui, devrait être implémenté dans la loi de finances 2023 dont la session parlementaire en cours consacrée à l’examen et à l’adoption du budget de l’Etat pour le prochain exercice vise à réduire la dépendance du pays vis-à-vis de l’extérieur l’objectif étant d’atteindre une croissance de 4,6% grâce à la production locale.

Tenant compte de la conjoncture internationale, le gouvernement mise sur un certain nombre d’indicateurs pour atteindre ces objectifs de croissance. Outre la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SN30) qui prévoit notamment de consacrer 40% des dépenses de l’Etat à l’investissement, contre 30% dans par le passé, il y a la baisse du taux de croissance économique de 0,3 points en pourcentage par rapport à l’estimation de 4 % du collectif budgétaire du 02 juin 2022 et enfin, la réduction des dépenses d’investissements à 22,1 % en 2023 contre 36,3% depuis 2017.

Dans sa circulaire du 23 août 2022 relative à la préparation du budget de l’Etat pour l’exercice 2023, le chef de l’Etat Paul Biya, a instruit le gouvernement de mettre un accent particulier sur la finalisation et la mise en service des grands projets de première génération restants, la poursuite de la préparation des grands projets de deuxième génération, le renforcement de la cohésion sociale et du processus de décentralisation, la poursuite de la mise en œuvre de l’import-substitution, a travers les actions visant l’augmentation de la production locale et la réduction de la dépendance aux importations et la poursuite de la reconstruction des régions affectées par les crises sociopolitiques.

L’implémentation de l’import-substitution intervient dans un contexte de marqué par le déficit de la balance commerciale qui a cumulé autour de 744 milliards de FCFA (1,1 milliard de dollars) lors du précédent exercice. Reste à savoir si le « made in Cameroun » qu’on entend – enfin – promouvoir permettra d’inverser la tendance d’une économie dépendante des importations.

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